Arrivé à la fin d’une étape de sa carrière professionnelle, Nicolas décide en 2019 de se reconvertir pour devenir formateur. Il développe ses compétences puis un an plus tard, en pleine crise covid, il décide de se lancer en indépendant grâce au portage salarial. Désormais expert aguerrit dans sa profession, Nicolas nous présente avec passion son parcours et ce qui l’anime au quotidien.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

« Originaire de Toulouse, j’ai eu il y a quelques années une opportunité professionnelle à Paris pour travailler au sein d’une société qui proposait de la location de véhicules longue durée (LDD). Pendant ces 10 années, j’ai été à différents postes et j’ai terminé à la direction des opérations sur tout l’aspect livraison de véhicules. En 2017, nous avons été rachetés par une filiale de la Société Générale et nous avons dû nous adapter à cette transition vers le monde bancaire.

J’ai accompagné ce changement sur mon périmètre et celui de mes équipes. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à découvrir l’univers de la formation. Cette phase de transition était très intéressante à vivre pour moi car je ne connaissais pas du tout le monde bancaire. Néanmoins, je sentais aussi que mon périmètre d’action se réduisait peu à peu…

En 2019 j’ai alors décidé de prendre un nouveau virage professionnel. Je voulais retrouver une certaine liberté tout en faisant ce qui me procurait le plus de plaisir : la formation. J’ai alors passé une certification pour devenir formateur auprès de l’organisme CEGOS. En parallèle, j’ai découvert le portage salarial et Didaxis. Pendant quelques mois, j’ai prospecté et j’ai trouvé le client avec lequel je travaille actuellement à temps plein. Je suis maintenant formateur indépendant dans le secteur médical. Je n’étais pas familier avec ce secteur, mais il y avait quelques similitudes avec ce que je faisais pendant le rachat et j’ai aimé le challenge de découvrir un nouveau secteur d’activité. »

A lire aussi : le métier de coach et formateur en portage salarial

Qu’est-ce qu’un bon formateur pour vous ?

« Pour moi, le formateur, c’est une personne qui a la capacité d’agréger du contenu, le rendre accessible et le transmettre. Un bon professionnel de la formation, c’est une personne capable de s’adapter et de d’attaquer à un marché dont il n’est pas expert au début. Le champ d’action d’un formateur va être de :

  • Créer une infrastructure pédagogique ;
  • Rassurer le client et l’accompagner ;
  • Former les collaborateurs ;
  • Accompagner les changements internes. »

Vous avez sûrement entendu parler de la certification Qualiopi. Qu’en pensez-vous ? Va-t-elle impacter votre activité ?

« En tant que formateur, je m’aperçois qu’il y a un niveau très disparate au niveau de la qualité des solutions proposées. Je pense que cette certification est une bonne chose puisqu’elle va permettre de prouver le savoir-faire et l’expertise des formateurs. Qualiopi va valoriser ces fonctions et peut-être que les clients apprécieront encore plus de faire appel à un formateur. Pour ce qui est de mes prestations, je ne suis pour le moment pas concerné par la certification Qualiopi puisque mon seul client aujourd’hui ne fait pas financer mes actions de formation par des organismes. »

Pourquoi avoir choisi le portage salarial ?

« Avec l’expérience que j’avais pu avoir en tant que salarié, j’avais peur de m’ennuyer. Retourner vers un emploi salarié ne m’intéressait pas. Et si on n’est pas salarié, on est entrepreneur… J’ai donc pensé à créer ma société. Puis on m’a fait découvrir le portage salarial. Je suis allé à une présentation du portage par les équipes de Didaxis et j’ai été séduit par cette solution. J’ai débuté par quelques missions avant de trouver celui avec lequel je travaille aujourd’hui à temps plein. »