La transformation digitale combinée à une volonté d’indépendance de plus en plus forte des professions intellectuelles amène le développement de nouvelles formes de travail. Parmi elles, le freelancing, l’entrepreneuriat ou encore le portage salarial. Le secteur de l’ingénierie est particulièrement touché par cet essor. Mais pourquoi tant d’ingénieurs choisissent de se lancer en indépendant ? Quels sont les bénéfices du portage salarial pour ces professionnels ? Tentative de réponse avec nos équipes.

Une pénurie d’ingénieurs ?

PME, ETI, grands groupes… Rares sont les entreprises qui ne présentent pas des difficultés à recruter les talents dont elles ont besoin. Cette pénurie de main d’œuvre touche avant tous les profils ingénieurs. Ces entreprises souffrent de devoir recruter dans un marché de plus en plus tendu. De nombreux facteurs s’alignent pour expliquer ce phénomène.

Jacques Adoue, directeur des ressources humaines de Cap Gemini explique ce manque de main d’œuvre par le fait que “la France ne forme pas assez d’ingénieurs”. Ce dernier embauche chaque année entre 2 500 et 4 000 ingénieurs, ce qui est insuffisant selon lui. Le manque d’attrait pour le secteur de l’ingénierie n’est qu’une partie du problème.

Les projets portés par les entreprises sont également en cause. Elles ont une forte demande en main d’œuvre qualifiée dû à la complexité des technologies utilisées. C’est notamment le cas pour des projets de robotique, d’intelligence artificielle ou de domotique. On observe ainsi une hyperspécialisation des activités d’ingénieurs qui entraîne des difficultés pour recruter des professionnels qualifiés.

Autre problème, beaucoup moins bien compris par les chefs d’entreprise, c’est la baisse d’attractivité des organisations traditionnelles. Les jeunes diplômés cherchent à s’émanciper des modèles classiques. Ce besoin de liberté peut prendre des formes variées. Du poste en start-up en passant par la création de sa propre entreprise ou la réalisation de missions en freelance, nombreuses sont les voies pour ceux qui choisissent de se mettre à leur compte afin de vendre directement leurs services à leurs clients. Ils échangent ainsi la sécurité que leur offre les modèles classiques contre la liberté de choisir des missions dans lesquelles ils veulent s’investir.

Le secteur de l’ingénierie représente ainsi un terreau fertile pour l’essor du travail indépendant.

Quel avenir pour l’ingénierie ?

A bien des égards, les ingénieurs sont les pionniers du futur du travail. Ils créent le numérique en développant et en utilisant des outils digitaux. Ainsi, cl’ère technologique favorise le passage d’une organisation des entreprises en silos à un fonctionnement en mode projet qui se veut plus collaboratif. Ces évolutions du travail vont nécessiter des mutations structurelles pour les entreprises. La technologie apparaît alors comme une arme à double tranchant, d’un côté par son aspect clé dans l’organisation du travail et de l’autre par le besoin en compétences toujours plus pointues. Le mode de travail avec des freelances reste assez nouveau et va par conséquent nécessiter une période d’adaptation pour les entreprises.

Ainsi, que ce soit par choix ou par manque de main d’œuvre qualifiée en interne, les entreprises ont aujourd’hui davantage tendance à externaliser des missions à forte valeur ajoutée en faisant appel à des ingénieurs indépendants. Pour les entreprises, faire appel à des freelances est un réel avantage. Ces dernières gagnent en flexibilité et gèrent mieux leur coût en main d’œuvre. C’est aussi un moyen pour elles de bénéficier de compétences spécifiques pour un besoin bien défini.

Du côté des ingénieurs, la démocratisation du travail indépendant leur permet d’accéder à une palette plus large de projets. Pour eux, les opportunités de travail sont plus nombreuses. Ces professionnels peuvent ainsi mieux choisir leurs missions en fonction de leurs aspirations. Tous ces facteurs, couplés à une soif de liberté grandissante, aboutissent à une explosion du nombre de travailleurs indépendants dans le secteur de l’ingénierie. Il est probable que cette “freelancisation” se poursuive et s’accentue. Autrefois délaissé par manque de stabilité, le statut d’indépendant peut désormais permettre de bénéficier des mêmes sécurités qu’un salarié. C’est ce que permet le portage salarial.

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Le portage, solution d’avenir pour pallier le manque d’ingénieurs ?

Crée dans les années 80, le portage salarial trouve son sens dans une période propice à l’indépendance. Preuve de son engouement, aujourd’hui près de 100 000 personnes sont sous le statut de salarié porté en France. Un chiffre qui ne cesse de progresser, traduisant ainsi la volonté des ingénieurs à donner un nouvel élan à leur vie professionnelle, plus en adéquation avec leurs attentes.

Concrètement, le portage salarial se matérialise par une relation tripartite dans laquelle un ingénieur signe un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial. Lorsque ce dernier trouve une mission correspondant à ses attentes, l’entreprise de portage salarial signe un contrat de prestation avec une entreprise cliente. Tout au long de sa mission, les démarches administratives, financières et comptables liées à son activité sont gérées par l’entreprise de portage. Le portage salarial permet ainsi de se dégager du temps pour se consacrer à ses missions. Un avantage considérable pour le consultant qui conserve son indépendance sans se soucier de la partie administrative. Le chiffre d’affaires généré par les missions du porté est transformé en salaire, permettant à l’ingénieur de bénéficier des mêmes avantages qu’un salarié classique :

  • Droits au chômage ;
  • Couverture sociale ;
  • Droits à la retraite ;

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Le portage salarial est sans doute l’une des solutions qui permettra au secteur de l’ingénierie de supprimer ou du moins de palier en partie au problème de manque de flexibilité et de compétences.

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