Invité de l’émission du Business Club de France, Guillaume Cairou, président de Didaxis est revenu le samedi 18 avril sur l’impact de la crise sanitaire, notamment au niveau de notre rapport au travail. Il en a également profité pour présenter les mesures prises par Didaxis afin d’assurer une continuité de service. Retour sur son intervention.  

Comment se passe le quotidien au sein de Didaxis pendant cette crise ?

« Didaxis a une activité de portage salarial. Pour ceux qui ne connaissent pas le portage, il s’agit d’une activité qui consiste à salarier des indépendants. Au quotidien, nous gérons quelques 5 000 personnes. Pendant cette crise, nous avons un millier d’indépendants dont les missions ont été annulées ou supprimées. Cela représente une baisse d’activité de 20% à 30%. Nous avons donc de la chance d’être si peu impacté. » 

Guillaume Cairou explique également que l’ensemble des internes continuent à travailler en télétravail afin de répondre aux besoins des indépendants. «  Nous n’avons pas eu recours au chômage partiel. Tout le monde exerce en télétravail, ce qui est plutôt une bonne chose sur notre secteur. » Guillaume Cairou a rappelé que Didaxis a développé, bien avant cette crise, une plateforme en ligne permettant à tous les indépendants de suivre leur activité et d’échanger directement avec l’équipe Didaxis. « Les consultants, habitués à utiliser cet outil se sont adaptés rapidement à la situation ». 

Le groupe Didaxis a également mis en place une offre solidaire afin d’aider les indépendants à conserver leur activité. Ainsi, pendant toute la période de confinement, Didaxis prend en charge la totalité des frais de gestion auprès de tous ceux qui continuent leur mission. Une aide qui est la bienvenue lorsque l’on sait que ce sont les indépendants qui sont les plus impactés par cette crise.  

Guillaume-Cairou-Michel-Picot

Que va changer cette crise sanitaire au niveau du travail ?

Les formes de travail et notamment le travail à distance grâce à l’ensemble des outils de digitalisation, permet le maintien d’une activité. Avant cette crise sanitaire, le télétravail représentait seulement 8% de l’activité en France. Nous arrivons aujourd’hui à des niveaux où l’on atteint quasiment 50% de l’activité française pouvant être réalisée en télétravail. C’est une bonne chose pour l’économie.  

Cette crise est une opportunité pour nous préparer aux changements de mode de travail. Nous devons nous y préparer. J’insiste également sur l’importance de la digitalisation qui joue un rôle majeur dans cette transformation. Nous devons avoir un véritable ministère de la Transformation Numérique qui se penche sur ces sujets et non pas un simple secrétariat d’état car on s’aperçoit dans ces temps compliqués, qu’il y a beaucoup de problèmes, aussi bien du côté de l’administration que les entreprises qui ont du mal à développer ces nouvelles formes de travail.  

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