Guillaume Cairou, président fondateur de Didaxis était l’invité du 13ème épisode de la websérie SMART Talk pour parler du monde du travail et de son évolution. Pour lui, il existe une troisième voie, à la croisée du salariat, celle des travailleurs indépendants.

Arrivez-vous à rester optimiste malgré la situation ?

« En tant qu’entrepreneur, je suis un éternel optimiste. Je pense que cette situation est une véritable opportunité, même si la période va être compliquée pour un certain nombre d’indépendants. Ce confinement a finalement fait découvrir à nombre de citoyens le télétravail, qui est le quotidien de tous les indépendants. En ce sens, c’est une excellente chose.

C’est aussi le bon moment pour faire une pause dans cette transformation accélérée que l’on vit de notre économie et de permettre une introspection pour susciter des vocations entre ce que l’on aime faire, ce que l’on sait faire et ce dont on a besoin. Aujourd’hui je crois plus que jamais que cette crise est un signal pour un nouveau départ et pour une meilleure utilité au travail. Il faut réinventer le monde de demain plutôt que de le repenser. »

La crise fait-elle raisonner davantage l’affirmation de votre ouvrage « Tous indépendants » ?

« Oui, profondément. « Tous indépendants » a été un appel. Je nuancerai en disant « Tous indépendants avec la protection du salariat ». Cette indépendance fixe un cap dans une Europe ou l’on peinait à développer ces nouvelles formes de travail. La solution est sous nos yeux, mais elle n’est pas évidente pour toutes ces personnes qui cherchent à être utiles, à exercer leur activité dans un cadre sécurisé. Ce que nous faisons au quotidien, c’est d’accompagner ces personnes vers une indépendance qui les protège. En ce sens, c’est un véritable message pour tous ceux qui aujourd’hui cherchent un échappatoire. »

Qu’est-ce qui devrait être mis prioritairement en place pour adapter le monde du travail à cette troisième voie entre le salariat et l’indépendance ?

« Aujourd’hui être travailleur autonome, n’est pas forcément quelque chose de simple. Ça s’apprend. Ce qu’il faut, c’est mettre en place des solutions pour permettre à ces nouveaux acteurs de l’économie de pouvoir prendre leur place dans la société. Nous devons aussi continuer à développer des services pour ces travailleurs de demain. On peut citer les tiers lieux, la digitalisation d’un certain nombre de services et surtout la protection et de la sécurité pour ces travailleurs de demain. J’aime parler d’un droit à l’activité. On ne peut pas affronter cette transformation digitale, sociale et environnementale sans tout cet accompagnement et ces services. Il faut selon moi, repenser notre modèle économique et social. »

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